Site d'Umicore

Les activités industrielles d’extraction de radium et d’uranium menées dans le passé par l’ancienne Union Minière, devenue Umicore, sur son site d’Olen ont donné lieu à un héritage de pollution et de déchets radioactifs. Si l’ancienne usine d’extraction est aujourd’hui démantelée, le site d’Umicore et ses alentours conservent des traces des activités passées, en particulier d’importants volumes de déchets radifères.

La situation actuelle est caractérisée par la présence :

  • de deux installations autorisées d’entreposage provisoire, l’installation UMTRAP et l’installation « Bankloop »;
  • d’une décharge, appelée décharge D1, pour laquelle une décision d’assainissement a été prise;
  • d’une décharge, appelée décharge S1 ou « Bruine Berg », qui n’a pas fait l’objet d’une décision d’assainissement;
  • de terrains présentant des pollutions radioactives diffuses.

L’installation UMTRAP contient environ 55 000 m3 de déchets non conditionnés de faible ou moyenne activité et de longue durée de vie, dont des sources de radium et des résidus divers. L’installation « Bankloop » renferme environ 30 000 m3 de déchets non conditionnés de (très) faible activité et de longue durée de vie issus de l'assainissement d’un ruisseau, le Bankloop, autrefois utilisé pour évacuer les effluents liquides de l’usine. Ces deux installations relèvent pour l’heure de la responsabilité d’Umicore. Néanmoins, puisqu’ils ont le statut de déchets radioactifs, les déchets qui y sont entreposés seront à terme confiés à l’ONDRAF.

La décharge D1 est un terrain d’environ 10 hectares sur lequel se trouvent près de 130 000 m3 de déchets mixtes (radifères et chimiques). Elle a fait, en 2000, l’objet d’une décision d’assainissement par le Service de protection contre les radiations ionisantes (SPRI), l’autorité de sûreté de l’époque. En 2004, la Région flamande a octroyé à Umicore un délai de dix ans pour l’élaboration d’un accord d’assainissement chimique. Les modalités d’assainissement radiologique doivent elles aussi encore être établies. Les déchets qui résulteront de cet assainissement auront le statut de déchets radioactifs et leur gestion à long terme devra donc être assurée par l’ONDRAF.

La décharge S1 a un volume d’environ 200 000 m3 et contient des déchets mixtes, comme la décharge D1. Sa contamination radioactive provient des boues de dragage du Bankloop et probablement aussi de boues produites lors d’opérations d’assainissement du site. Une caractérisation radiologique a confirmé la présence dans la décharge de matières contaminées au radium et a permis en particulier de localiser une bande plus fortement contaminée. Il appartient à l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) de déterminer si un assainissement de cette décharge est nécessaire.

En ce qui concerne la pollution radioactive diffuse, la quantité de matières radioactivement contaminées présentes sur l’ensemble du site d’Umicore est estimée entre 50 000 et 150 000 m3. Cette estimation soulève la question de l’assainissement des terrains contaminés. Si l’AFCN décide que ces terrains doivent être assainis, l’ONDRAF devra assurer la gestion des déchets qui résulteront de cet assainissement.

Compte tenu de ces perspectives, l’ONDRAF prévoit d’établir dans les années à venir un plan consacré à la gestion à long terme des déchets radifères. Ce plan, qui portera sur l’ensemble des déchets radifères présents sur le territoire belge, fera l’objet d’une évaluation des incidences sur l’environnement.