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Des travaux de restauration de la nature sur le site de stockage

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La majeure partie du futur site de stockage en surface restera non bâtie. L'ONDRAF et les partenariats locaux entendent stimuler la biodiversité et encourager la récréation douce dans cette vaste zone. Ils ont dès lors prévu des actions à cet effet jusqu'en 2033. Divers travaux de restauration de la nature se sont déroulés au cours de ces derniers mois.

Divers bâtiments et installations sont en cours de construction sur le site de stockage à Dessel. Pourtant, la majeure partie des terrains – plus de 70 hectares – demeurera non bâtie. Pour cette zone, l'ONDRAF a élaboré un plan de gestion pluriannuel, en collaboration avec les partenariats STORA (Dessel) et MONA (Mol) et d'autres parties intéressées. Ce plan vise à donner à la nature toutes ses chances en mettant l'accent sur la biodiversité et les loisirs doux, comme la marche et le vélo.

Restauration des landes

L’une des premières grandes mesures du plan consiste à restaurer la végétation originale de la lande. « Cette lande est en partie envahie par la molinie bleue, une graminée vivace », explique Arne Berckmans de l'ONDRAF. Afin de redonner vie à la lande, nous appliquons depuis quelques années deux méthodes de gestion environnementale : le coupage des mottes* et la mise en pâturage de moutons.

La première méthode s'avère la plus efficace car les graines dormantes de la bruyère sont souvent enfouies assez profondément dans le sol. L'ONDRAF et les partenariats y consacreront donc des efforts particuliers. Cet été, par exemple, nous comptons procéder à un coupage de mottes sur environ un hectare de terrain.

*Racler la couche supérieure de la végétation pour que les landes sous-jacentes puissent pousser.

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L'enlèvement des essences exotiques

La lande qui réapparaît aujourd'hui à différents endroits du site est une culture. Cela signifie que sans gestion active, elle sera à nouveau évincée par d'autres plantes et disparaîtra.

« Pour les espèces de plantes et d'arbres exotiques présentes sur le site, comme les merisiers et chênes américains, c’est l’inverse :  nous allons les arracher systématiquement pour donner de l'espace aux arbustes et aux arbres qui poussent naturellement dans la région. » En début d’année, tous les merisiers américains ont été abattus dans un coin situé au nord du site. Nous avons laissé les branches mortes sur place.

« De nombreuses plantes et de nombreux animaux en profitent. Le bois mort est nécessaire dans une forêt saine et biodiversifiée. Au même endroit, nous avons également cerclé les chênes américains : ils vont en mourir, mais resteront debout pendant des années. Ils se convertiront ainsi en lieu de reproduction idéal pour les pics. » 

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Un éclaircissement de la pinède

L'ONDRAF prend également des mesures sur le côté sud du site de stockage, afin d'accueillir le plus grand nombre possible d'espèces végétales et animales. Dans la pinède proche du canal Bocholt-Herentals, nous avons retiré jusqu'à près de la moitié des pins pour permettre à davantage de lumière de parvenir au sol.

« Cela permet, entre autres, la croissance des bouleaux et des chênes indigènes, tout en densifiant la végétation. Les troncs abattus ont été enlevés, et nous avons rassemblé les branches en gros fagots. Les racines des pins, quant à elles, restent dans le sol. »

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Deux mares biodiversifiées

Un petit peu plus loin, nous avons creusé une petite et une grande mare il y a environ cinq ans. Pendant les mois d'été, les libellules, les salamandres, les grenouilles et d’autres amphibiens aiment prendre le soleil sur leurs berges. Afin de garantir que cette faune ne perde pas son habitat, les mares font l’objet d’une gestion active.

« Nous les approfondissons de temps en temps pour éviter l'envasement, et nous enlevons les branches qui y atterrissent pour éviter une acidification de l'eau. Les pins du côté sud qui obstruaient la lumière ont également été enlevés. »

Une promenade le long du Hooibeek

Vous avez envie de découvrir par vous-même toutes ces curiosités naturelles ? « C'est possible », annonce Arne Berckmans. « Une partie du site naturel a été définie comme zone de silence, mais les amoureux de la nature sont les bienvenus en dehors de cette zone. »

« Ils peuvent participer à la promenade guidée du centre d'information d'Isotopolis et pourront bientôt tester le nouveau sentier recouvert de dolomie, le long du Hooibeek et de la lande : un sentier balisé et librement accessible à travers le site qui rejoint un sentier pédestre provincial ».

L’aménagement du sentier commencera cet automne. Il s’inscrit dans le cadre du volet récréatif du plan de gestion de l'ONDRAF, STORA et MONA.

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